Du côté de Cherbourg (Presse régional, Ouest France)
CFA. Mantes / Cherbourg, ce soir 18Â h.
Après la victoire à Pontivy, Cherbourg veut enclencher une spirale positive. Moralement surtout.
« Le bonheur est dans le pré ». Un rectangle de pelouse de 100 mètres de longueur, 50 de largeur, des joueurs, mais surtout des sentiments. Sur un terrain breton, à Pontivy, les Cherbourgeois ont retouché un plaisir oublié. Une joie qui dure toute une semaine, jusqu'au match d'après, ce soir à Mantes. La victoire. Avant Pontivy, les 450 g du ballon de cuir devaient peser une tonne pour les Cherbourgeois. Mangara l'a mis au fond d'un filet et tout a changé.
Jean-Marie Huriez, l'entraîneur cherbourgeois, l'a remarqué. Un ballon dans un but et les visages se relâchent : « Les têtes vont mieux, les joueurs sont plus libérés grâce à cette victoire ». Et cela lui plaît : « On n'a pas pris de but à l'extérieur et c'est une très bonne chose. » Mais le propre du football est de toujours recommencer. Chaque semaine, on oublie, on passe à autre chose. Huriez le dit : « Il ne faut pas s'endormir, une victoire ne change pas tout. Il reste 33 matches, on en a gagné un. Ce n'est que 3 % du travail. »
Alors le travail justement, il continue. Une semaine d'entraînement, à revoir les erreurs, pour ne pas les reproduire. « On a beaucoup travaillé sur le plan tactique, explique Jean-Marie Huriez. À Pontivy, on a trop reculé. » Dont acte : « Nous avons mis l'accent sur la pression défensive. Il faut savoir inverser le pressing quand nous sommes dominés. »
Car Mantes, il paraît que c'est du solide. Pas le genre d'équipe contre qui on ne peut faire que défendre. Et surtout pas comme à Pontivy : « Mantes possède une grosse qualité offensive, si nous jouons trop bas, ce sera difficile. » Et pourtant, ce bonheur que l'on aperçoit sur un terrain, on veut le retrouver au plus vite. Mais Jean-Marie Huriez est un homme de manière. Pour lui, elle compte tout autant que le résultat. Il l'affirme. Ce soir, « un 0-0 me plairait vraiment. Plus qu'un 2-2. Il faut être solide défensivement, voir que le travail paye. Et cela concerne toute l'équipe, les attaquants doivent être les premiers défenseurs. » Et pourquoi pas rêver d'un but, d'un ballon qui franchit une simple ligne de chaux mais qui change la donne. « On sait que l'on est attendu comme des favoris. On assume. » Et là , le bonheur serait dans le pré du stade André-Picquenot pour encore une semaine d'entraînement...
Vincent GAUTRONNEAU.
Ouest-France

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